« L’Eglise, notre mère et notre éducatrice, nous offre pendant ce temps du Carême, avec le remède parfois amer de la vérité, le doux remède de la prière, de l’aumône et du jeûne », énumère le Saint-Père dans son message.

Le Pape François nous encourage, d’abord, à consacrer plus de temps à la prière, pour permettre à notre coeur de « découvrir les mensonges secrets par lesquels nous nous trompons nous-mêmes, afin de rechercher enfin la consolation en Dieu ». Nous avons à approfondir cette intimité avec notre Père, qui veut nous donner la vie.

L’aumône « libère de l’avidité et aide à découvrir que l’autre est mon frère: ce que je possède n’est jamais seulement mien », enseigne, ensuite, le Pape qui encourage à en faire un « style de vie authentique ». « Comme j’aimerais que dans nos relations quotidiennes aussi, devant tout frère qui nous demande une aide, nous découvrions qu’il y a là un appel de la Providence divine: chaque aumône est une occasion pour collaborer avec la Providence de Dieu envers ses enfants ; s’il se sert de moi aujourd’hui pour venir en aide à un frère, comment demain ne pourvoirait-il pas également à mes nécessités, lui qui ne se laisse pas vaincre en générosité? »

Enfin, le pape François explique que le jeûne, au-delà de sa manifestation immédiate à travers l’abstinence et la privation, « réduit la force de notre violence, il nous désarme et devient une grande occasion de croissance », . Aussi définit-il le jeûne comme, d’une part, ce qui nous permet d’expérimenter ce qu’éprouvent tous ceux qui manquent même du strict nécessaire et connaissent les affres quotidiennes de la faim et d’autre part, représente la condition de notre âme, affamée de bonté et assoiffée de la vie de Dieu.

Ainsi, les trois remèdes à consommer sans modération pendant tout le Carême et même à vie sont : la prière, l’aumône et le jeûne. C’est ainsi seulement que notre coeur sera préservé de tout refroidissement et de tout arrêt.

Mais ce sont toujours les mêmes remèdes chaque année, rien de nouveau! Le problème se situe plutôt du côté de notre coeur: quel est notre niveau d’adhésion et d’accueil?

Je vous encourage donc à lire et à méditer le message de Pape François pour le Carême 2018

Roger Gomis

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