Le jeûne est une de ces pratiques humaines que l’on retrouve dans toutes les grandes cultures depuis la plus haute antiquité, et qui prennent un sens différent dans chaque contexte culturel ou religieux.

Le jeûne, y compris un régime strictement végétarien, existait dans les divers monachismes d’Asie longtemps avant le Christ, avec la finalité d’alléger le corps et l’esprit et de permettre le développement de la vie spirituelle.

On le trouve aussi chez les philosophes grecs avec le but de garder un esprit plus disposé à la réflexion et à la contemplation.

Chez les ascètes chrétiens, les points de référence sont les exemples bibliques et l’enseignement du Christ.

Pour les Pères de l’Église, dans leurs catéchèses au peuple, le jeûne est, de plus, toujours lié à l’aumône. On se prive de nourriture, spécialement de nourriture qui coûte cher, afin d’avoir de quoi aider les pauvres qui ont faim.

Le jeûne exprime l’humble condition de la créature devant Dieu, suscite dans le cœur du fidèle le désir spirituel et fait participer à la compassion du Christ envers la foule de ceux qui ont faim.

Ainsi le jeûne chrétien est une façon symbolique de partager la faim de ceux qui manquent de nourriture, à l’image du Christ qui a choisi de partager toutes nos misères.

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